Les mots et leur définition imprécise, conséquences sur nos croyances.

Nos sens nous induisent en erreur

Nous êtres humains avons la capacité d'imaginer et un pouvoir relatif sur la matière. Les mots décrivent des éléments de notre réalité perçus grâce entre autres à nos sens qui peuvent nous induire en erreur. Par exemple beaucoup des étoiles que nous pouvons voir n'existent déjà plus... Nous ne voyons que la lumière émise par leur rayonnement qui parvient jusqu'à nous. Mais comme le temps de parcours de cette lumière peut être de plusieurs années ce que nous voyons s'est déjà passé... Heureusement notre capacité d'analyse et la connaissance de la science nous permettent de compléter ce que nos sens nous montre... Mais cette capacité d'analyse associée à nos sens demeure insuffisante pour caractériser l'infinie complexité de la réalité...

Description imprécise de la réalité

 Les mots que nous utilisons permettent entre autres de décrire des objets. Prenons par exemple une pomme, le mot pomme décrit un fruit rond et vert. Donc un groupe de mots décrit un mot et chaque mot du groupe est lui-même décrit par un autre groupe de mots...Une description exacte d'une pomme dans toute sa complexité avec des mots est impossible. Pourquoi? parce qu'une pomme est composée de molécules qui sont composées d'atomes qui sont composés de Quarks... Jusqu'à ce qu'on arrive à la limite de la science qui ne peut plus observer ce qui se passe en dessous d'une certaine taille.

Le cas de Dieu

Dieu est défini entre autres comme un être tout-puissant qui a créé la Terre et l'univers. Aussi on suppose que Dieu est éternel.  Sinon on tombe sur une boucle infinie: qui a créé Dieu, qui a créé le créateur de Dieu...?
Déjà nous avons observé que chaque mot ne décrit seulement qu'une partie incomplète de l'infinie complexité de ce qu'il veut représenter...
En ce qui concerne l'éternité c'est encore plus évident... Puisque ce concept renvoie à la notion d'infinie. L'infinie est un mot qui définit un concept qui n'a pas de limite. Et donc il est impossible de se représenter ou d'imaginer l'infinie. Puisque toute représentation par la pensée donne des limites à ce qui est représenté...
Le concept d'être quand à lui désigne en général ce que nous ressentons exister d'une manière ou d'une autre dans la perception, qu'elle soit sensible ou intelligible...
Mais alors, comment percevoir ou rendre intelligible l'infinie..?

 On peut aussi définir Dieu comme la cause de l'existence de l'univers... C'est une notion encore peu précise... Les causes peuvent être multiples et complexes...
Donc la vraie question n'est pas de savoir si l'on croit ou pas en Dieu, mais déjà de savoir si l'on peut essayer de définir Dieu, ce qui revient à se demander si nous pouvons donner un sens, une logique, une cause à notre existence... Ces questions constituent la base de la philosophie...

8 comments:

  1. L'homme n'existe, dans sa relation au monde, que par le langage, inculqué dans son cerveau dès les 1er heures d'ouverture de ses sens, dans le ventre même de sa mère. Les mots sont là, inventés de générations en générations, pour dire la réalité sensible des choses, dans un seul but: communiquer. Sans communication élaborée, le phénomène biologique humain aurait avorté. La communication, c'est la survie, pour la chasse, pour la bataille... Le problème de l'homme par rapport aux animaux de son entourage, c'est qu'il a un 2e cerveau, celui de la réflexion ouvrant le champ de la spiritualité, c'est à dire la possibilité d'imaginer qu'il y a quelque chose au-delà de ce qui est perceptible par les sens. Il ne s'agit plus alors de communiquer avec son entourage proche dans un but de survie, mais de communiquer avec le plus profond de la nature, c'est à dire dieu, c'est à dire soi-même. Dieu n'est que le nom que donne l'homme à ce qu'il pressent être au-delà de lui mais, qu'au fond et après analyse rationnelle, il sait être en lui.

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    1. Merci beaucoup pour ce commentaire.
      "une analyse rationnelle" vous dites. C'est justement ce que j'essaie de faire. Et j'essaie de démontrer qu'elle engendre des problèmes de logique qui n'ont pas encore de solution...
      "il sait être en lui" vous dites. Qui ou quoi? "communiquer avec le plus profond de la nature", je ne vois pas ici d'analyse rationnelle mais plutôt l'expression d'un sentiment intime qui s'apparente à la foi...

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    2. Pour éviter les confusions, je vais préciser ce que j'entends par une analyse rationnelle. J'essaie de trouver un moyen de tout expliquer avec la logique jusqu'au moindre détail. Je remets justement en cause le langage et l'utilisation des mots. Mais contrairement à vous j'évite au maximum d'utiliser l'affirmation sans justification, je reste sur le plan de l'analyse. La base de l'utilisation de la logique est le doute qui permet l'élaboration d'un raisonnement. C'est la différence principale entre un discours scientifique et un discours religieux...

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  2. Je n'opposerai pas le discours scientifique et le discours religieux. Pour rapidement m'expliquer, je pense que le doute laisse justement la place à Dieu. Et comme la pensée comme l'univers ne souffre pas le vide, le doute sur le sens de ce que nous observons, surtout du comportement des personnes qui nous entourent et sur la valeur de nos actes, est si fort qu'on peut aisément comprendre le sens de la religion. Ne répondant pas au pb de Dieu. Qui ontologiquement échappe à toute logique. S'il existe, il doit s'amuser de nous voir passer autant de temps à l'opposer à la logique.
    Mais je comprends pas ce procès sur le langage. Jamais le langage n'a eu comme mission de définir mais de communiquer. Puisque tu te places dans une perspective phénoménologique, alors il doit te sembler bien approximatif. Mais jamais un mot ne pourrait être une phrase. C'est imparable comme affirmation mais elle a un sens: le langage n'est pas la somme des mots mais l'articulation d'un code qui tente de traduire dans une modalité séquentielle un phénomène (que tu appelles représentation) qui lui est multimodale, imparfait car construit pas la sélectivité des outils perceptifs mais physiciste. Mais ce phénomène ne communique pas. Il y a donc le langage pour cela. Et jamais un dictionnaire, pourtant d'un lexique plus riche qu'un roman d'Albert Cohen, n'a su exprimer quoique soit.

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    1. Je ne fais pas un procès au langage, mais plutôt à son utilisation.... J'essaie de pointer les contradictions engendrées par l'utilisation de certains mots. Ces contradictions peuvent servir de bases à l'élaboration d'un raisonnement logique... Mais je n'affirme pas qu'elles prouvent quoique ce soit...

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  3. Dieu vit caché loin des consciences humaines et de ses mots. Il est là tapi, en attente... en attente d'un souffle qui le rendra chair. Il se brise pour mieux s'étendre et se rassembler. Une convulsion et puis c'est fait, quelque chose meurt quelque chose nait... ;)

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